Créer un blog Présentation

Nom du blog :
maggiblog
Description du blog :
Publication d'articles que j'ai rédigés (publiés ou non)
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
15.03.2008
Dernière mise à jour :
15.03.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Billet (2)
· Biographie (1)
· Brève (3)
· Critique (2)
· Divers (7)
· Interview (7)
· Portrait (6)
· Reportage (2)

Navigation

Accueil
Livre d'or maggiblog
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Renaissance du Maggiblog

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

RSS

Blogs à découvrir :

· ecoville
· lailasamburu
· stcypnews
· dje
· balloneauchaude
· vicesversdart
· vigneronajt
· sossvp
· charafantar
· zizo101988

Avec sourire mais fermeté

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Arriver à l'heure dite, ce n'est pas forcément arriver au bon moment. Bouclage imminent: « C'est le speed » paraît-il. Tout juste le temps que l'on m'installe un bureau de fortune non loin de celui qui sera mon responsable et d'y déposer un ordinateur, qui s'il voulait fonctionner serait bien aimable. Ce maudit PC, qui date des débuts du journal et fait un bruit d'aéroport à lui tout seul, n'a pas l'air d'être au courant que ce n'est pas le jour pour faire des siennes. Selon lui "No Keyboard connected". Traduisez : il n'y pas de clavier branché. Ce qui est, et j'en suis témoin, totalement faux. Me voilà donc stagiaire fraîchement débarquée dans le bureau de la rédaction, à quatre pattes au sol à vérifier tous les fils, mais rien n'y fait. On appelle alors du renfort, et c'est l'occasion pour moi de faire connaissance avec le reste de l'équipe: tous à quatre pattes à étudier les branchements, bien entendu. L'objet du problème ne voulant toujours rien savoir, on passe à la méthode forte: l'aspirateur. Et le voilà désossé et aspiré de toutes parts, puis remonté et revissé de tous côtés... Résultat: il ne reconnaît plus l'écran! Au bout de 30 minutes de négociation avec l'engin, mon responsable, qui commence à avoir chaud et arrive aux limites de sa patience, prend donc les mesures qui s'imposent. Il sera renvoyé au garage d'où il vient et remplacé par un autre spécimen, tout aussi bruyant mais, espérons-le, de meilleure humeur. Voici donc comment les choses se passent ici... Avec sourire mais fermeté. Pour ma part, j'escompte bien ne pas terminer mon stage en repartant d'où je viens. Quoiqu'on ne puisse pas dire qu'on ne lui a pas laissé sa chance à ce maudit PC...


[ non publié ]



--

La Cie Osmosis sur la route de Baru [ publié ]

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Figure des Arts de la Rue et de la danse contemporaine, la Cie Osmosis, et son chorégraphe Ali Salmi, a toujours été animée par une volonté de mélanger les genres, de créer hors les murs pour mettre à l’épreuve le corps en mouvement. Sa prochaine création « L’Autoroute du Soleil » est librement inspirée de la bande dessinée de Baru.


Publiq’ : Pourquoi cette volonté de danser hors les murs ?

Ali Salmi : Danser dans l’espace public est très différent d’un plateau. Mon travail se nourrit de la réalité. J’ai besoin de cette confrontation avec le réel du lieu, sa matière, sa respiration. Le sol répond différemment, il est plus accidenté. Tout cela me nourrit. Cela modifie ma façon d’être debout, de composer mes pas. Mais bien sûr, on ne peut pas faire le noir complet, il n’y a pas de silence absolu, ce sont des contraintes qu’il faut dompter ou assumer. Pour moi, danser en salle est un luxe, je ne le dénigre pas, ça fait du bien de temps en temps, mais ça reste de la représentation. A l’extérieur, c’est aussi du spectacle, je ne me leurre pas, mais il y a un autre possible.

P’ : C’est pour accéder à cette autre dimension que vous intégrez de la vidéo et de la musique à vos chorégraphies ?

A.S. : On est si petit, je cherche à exister dans cet espace. Le son et la vidéo sont des mediums d’amplification. Des mediums qui permettent de sublimer le corps, de l’accompagner. On peut jouer sur beaucoup d’aspects de l’image : la profondeur, la perspective, le temps… Pour le son, c’est la même chose. Si j’amplifie correctement la place Saint Epvre de Nancy, je peux faire croire qu’un boeing la survole. Pour « Autoroute du Soleil », on utilise beaucoup ces procédés de « spacialisation » sonore et visuelle, une nouvelle forme de décor en quelque sorte. Baru avait dessiné des lieux précis, notre cameraman est parti à leur recherche et les a filmés. Ce sont des images du réel qui sont projetées sur les panneaux et pourtant parfois, on croirait voir les dessins originaux.

P’ : Et comment avez-vous eu envie de chorégraphier cette bande dessinée ?

A.S. : Pour Luxembourg 2007, la DRAC m'a demandé de faire une nouvelle création, alors j’ai décidé de me faire plaisir ! On m’a offert le livre il y a longtemps et je l’ai adoré. Le récit touche à tous les thèmes actuels de la société: la montée de l’extrémisme, les questionnements de la jeunesse, l’envie de soleil…Et puis, on y parle de la Lorraine ! J’aime cette région, elle m’inspire ! La Lorraine, ce n’est pas le ciel gris. La jeunesse y grandi sur les cendres de son passé sidérurgique, mais ce n’est pas triste, cela nourrit plein d’imaginaires. La grisaille apparente rayonne dans le cœur des gens.

P’ : Quel lien percevez-vous entre cette bande dessinée et les Arts de la Rue ?

A.S. : En analysant les dessins de Baru, je me suis rendu compte qu’ils étaient basés sur un rapport au cadre et au mouvement. Toutes les mésaventures des personnages les poussent à la fuite et donc au mouvement du corps. Par rapport aux Arts de la Rue, c’était un défi de traiter d’un sujet qui traverse les territoires. Le projet se décline en trois modules joués dans trois lieux différents : espace urbain, rural et portuaire. Nous nous adaptons aux lieux que nous investissons dans toute la France. Cela dit, ces modules sont autonomes les uns des autres. Ils sont ponctués de flash-back qui rappellent les épisodes précédents ou invitent à suivre les suivants…


A Forbach, dans le cadre de Luxembourg 2007, les 26, 27 et 28 avril.
03 83 32 43 77
contact@osmosiscie.com
http://www.osmosiscie.com


[ publié en avril 2007, chez Publiq']

Un p'tit coin de Paradis à Homécourt [ publié ]

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Le Théâtre du Paradis propose des spectacles en direction du jeune public depuis une vingtaine d’année au Centre Culturel Pablo Picasso d’Homécourt. Daniel Duplaix, chargé du développement de la création artistique de la compagnie, nous explique son fonctionnement.


Publiq’ : Le Théâtre du Paradis est en résidence au Centre Pablo Picasso, mais qu'est ce que cela signifie au juste?

Daniel Duplaix : Une compagnie en résidence est une compagnie qui a un projet de création et qui propose un partenariat à une structure de diffusion. Lorsque la structure accepte, elle met à disposition ses locaux et son personnel dans le cadre d’un calendrier précis. En contrepartie elle percevra une partie des recettes. Pour le Théâtre du Paradis, nous sommes plutôt « à » résidence. Il y a 20 ans, le directeur de l’époque a fait émerger une compagnie locale, qui est devenue le Théâtre du Paradis. A la suite de quoi, cette compagnie, qui a fait parler d’elle par ses créations, est restée dans le théâtre où elle était née. Mais les choses changent, aujourd’hui nous sommes amenés à repenser les termes notre partenariat et nous allons prochainement passer une nouvelle convention qui sera plus classique.

P’ : Comment est née « Tiktaalik », votre création actuelle ?

D.D. : Quand je suis arrivé dans la compagnie en avril dernier, il n’y avait pas de créations prévues pour la saison à venir. J’avais envie de travailler sur le « Livre des êtres imaginaires » de Borghès qui décrit des animaux plus ou moins connus. Dans le même temps, j’ai vu à la télévision, un reportage sur la découverte du Tiktaalik, le chaînon manquant de l’évolution qui aurait permis à des poissons de sortir de l’eau pour devenir animaux terrestres. Je me suis dit qu’il fallait absolument intégrer cet animal à l’histoire : bien que répertorié comme ayant existé, il pouvait éveiller certaines choses au niveau de l’imaginaire. J’avais aussi envie d’une rencontre improbable, un inuit et une scientifique américaine, sur fond de réchauffement accéléré de la planète. Car dans des moments de crise, l’imaginaire est énormément sollicité. Les sociétés ne réagissent pas du tout de manière rationnelle par rapport à ce qu’elles ressentent comme étant une menace.

P’ : Et comment avez-vous mis en scène toutes ces idées ?

D.D. : Cela a été assez rapide. J’ai appelé Anne Calife, l’auteur, qui a écrit la pièce en un mois et demi. Pendant ce temps, j’ai rencontré Danièle Rozier par hasard, je lui ai raconté cette histoire et elle m’a proposé de la mettre en scène sans même avoir lu le texte. Puis le compositeur Benoît Stasiaczik a lui aussi accepté le projet sur la base que je lui ai raconté. Quand les répétitions ont commencées, nous nous sommes retrouvés avec la comédienne et la danseuse sans que personne n’ait encore pu lire le texte.

P’ : Concernant le festival « Ribambelles en Lorraine » que pensez-vous qu’il apporte aux formes vivantes du jeune public?

D.D. : Il me semble que la philosophie de ce festival, c’est de montrer plusieurs images possibles du théâtre et de faire en sorte que l’idée reçue du spectacle vivant soit remise en question. Beaucoup de formes très différentes vont pouvoir coexister et cela va aérer l’image étriquée que l’on se fait parfois du théâtre jeune public.


A Homécourt, au Centre Culturel Pablo Picasso
Festival « Ribambelles de Lorraine » du 17 au 31 mars
03 82 22 27 12
http://ccpicasso.free.fr


[ publié en mars 2007, chez Publiq']

Il était une fois le TGP [ la version itw a été publiée ]

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Le Théâtre Gérard Philipe, a toujours défendu l'idée d'une culture de qualité et de proximité, en développant un accès à l'art au plus grand nombre, grâce à tous ceux qui se sont engagés à ses côtés. Philippe Sidre, son directeur depuis 2005, nous raconte l’histoire passée et à venir de cette structure qui reçoit chaque année 15000 spectateurs.

Le Théâtre Gérard Philipe (TGP, pour les intimes) existe depuis 1971. « Il est né d’une volonté municipale de l’époque qui désirait mettre la culture en avant dans le cadre d’un développement local humain. Grâce aux entreprises sidérurgiques et à l’argent qu’elles apportaient à la région, la petite ville de Frouard a pu se doter d’un tel équipement. » A ses débuts, la compagnie Comédie de Lorraine y été installée. Elle est depuis partie sur Nancy et a créé le théâtre de la Manufacture. En son temps, le TGP a également accueilli le festival Mondial du Théâtre.

Mais en 2005, le TGP a rencontré une grave crise qui a entraîné une liquidation judiciaire et l’abandon du projet précédent. Fort de son envie de se reconstruire, l’exploitation du théâtre a été confiée à une nouvelle association et le personnel a été totalement changé. Philippe Sidre se veut transparent sur le sujet. « Cela s’est passé tout à fait dans les règles. Il y a eu parution des annonces légales, les personnes qui désiraient se positionner sur le problème avaient accès aux informations. »

« Le TGP est actuellement sur un démarrage de projet. »

Le nouveau projet de Philippe Sidre présente trois volets : diffuser des spectacles vivants pluridisciplinaires professionnels avec l’objectif de faire découvrir le travail contemporain, accompagner la création en Lorraine en proposant des résidences aux compagnies, et mettre en place des actions culturelles (ateliers, lectures…) autours des spectacles qui sont accueillis pour toucher l’ensemble des publics. « Aujourd’hui, on ne peut plus se dire qu’on attend le public dans les salles. Il faut aller le chercher et lui redonner envie de venir dans une salle un soir y découvrir un spectacle. » Ce projet a également une dimension territoriale avec la volonté d’inscrire le TGP comme un pôle culturel dans la région en créant des ponts vers les populations. « C’est à dire ne pas uniquement se centrer sur Frouard. Le but est de pouvoir faire des allers retours entre le théâtre et le terrain. C’est un travail difficile qui se fait avec nos partenaires.»

Pour poursuivre dans cette voie, le théâtre a signé en 2006 une convention avec l’ensemble des partenaires sur la base d’un label de Scène Conventionnée qui est un label décerné par l’Etat « juste en dessous du label Scène Nationale ». La région l’a également labellisé Lorraine en Scène : « C’est un nouveau label qui a été lancé ici. »

Toujours enclin à tisser les liens entre l’art et le public, le TGP organise en avril la 1ère rencontre internationale de formes animées. « J’ai eu envie de mettre en place un moment fort sur ce thème. Entre le festival international de marionnettes de Charleville Mézières celui de Strasbourg, je me suis rendu compte qu’il avait très peu d’événements autour de la marionnette en Lorraine alors que paradoxalement il a beaucoup de marionnettistes. »


Au TGP et sur les communes du bassin de Pompey, le Festival Géo Condé du 13 au 22 avril.
03 83 49 29 34
www.tgpfrouard.fr


[ la version interview a été publiée ]

Il était une fois le TGP [ publié ]

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Le Théâtre Gérard Philipe, a toujours défendu l'idée d'une culture de qualité et de proximité, en développant un accès à l'art au plus grand nombre, grâce à tous ceux qui se sont engagés à ses côtés. Philippe Sidre, son directeur depuis 2005, nous raconte l’histoire passée et à venir de cette structure qui reçoit chaque année 15000 spectateurs.


Publiq': Comment est né le TGP?

Philippe Sidre: Il est né en 1971 d’une volonté municipale de l’époque qui désirait mettre la culture en avant dans le cadre d’un développement local humain. Grâce aux entreprises sidérurgiques et à l’argent qu’elles apportaient à la région, la petite ville de Frouard a pu se doter d’un tel équipement. La Comédie de Lorraine, qui n'existe plus aujourd'hui, était installée ici. Dans les années 80, elle est partie sur Nancy et a créé le théâtre de la Manufacture. Et dans les années 70 le théâtre a également accueilli le festival Mondial du Théâtre contemporain. Historiquement, c'est un lieux assez chargé.

P': Le théâtre a rencontré une crise importante en 2005, est-il remis sur pied?

P.S.: Le TGP se remet d'une période un peu houleuse. Il y a eut une liquidation judiciaire qui a entraîné l’abandon du projet précédent. L’exploitation du théâtre a été confiée à une nouvelle association et le personnel a été totalement changé. Cela s’est passé tout à fait dans les règles. Il y a eu parution des annonces légales, les personnes qui désiraient se positionner sur le problème avaient accès aux informations.

P': Quels sont les objectifs actuels du théâtre?

P.S.: Le nouveau projet se décline sur trois volets: diffuser des spectacles vivants pluridisciplinaires professionnels avec l’objectif de faire découvrir le travail contemporain, accompagner la création en Lorraine en proposant des résidences aux compagnies, et mettre en place des actions culturelles (ateliers, lectures…) autours des spectacles qui sont accueillis pour toucher l’ensemble des publics. Aujourd’hui, on ne peut plus se dire qu’on attend le public dans les salles. Il faut aller le chercher et lui redonner envie de venir dans une salle y découvrir un spectacle. Ce projet a également une dimension territoriale avec la volonté d’inscrire le TGP comme un pôle culturel dans la région en créant des ponts vers les populations. C’est à dire ne pas uniquement se centrer sur Frouard.

P': Depuis janvier 2006 le TGP est reconnu "Scène Conventionnée", qu'est ce que cela signifie-t-il?

P.S.: C'est un label décerné par l’Etat, juste en dessous du label Scène Nationale. Nous avons signé une convention avec l’ensemble de nos partenaires sur la base du projet que j'ai présenté et qui a été accepté assez facilement. La région a également labellisé le théâtre Lorraine en Scène qui est un nouveau label lancé pour la première fois ici.

P': Quid de la programmation à venir ?

P.S.: Le TGP organise la 1ère rencontre internationale de formes animées. J’ai eu envie de mettre en place un moment fort sur ce thème. Entre le festival international de marionnettes de Charleville Mézières celui de Strasbourg, je me suis rendu compte qu’il avait très peu d’événements autour de la marionnette en Lorraine alors que paradoxalement il a beaucoup de marionnettistes. En construisant ce festival, j'ai découvert que Géo Condé était originaire de Frouard, et que, parmi ces multiples activités, il avait fait de la marionnette. Il a d'ailleurs formé beaucoup de gens, et notamment Jacques Felix, le fondateur du festival de Charleville Mézières.


Au TGP et sur les communes du bassin de Pompey, le Festival Géo Condé du 13 au 22 avril.
03 83 49 29 34
www.tgpfrouard.fr


[ publié en avril 2007, chez Publiq']

Un grain de folie en attendant le bus [ publié ]

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
La Compagnie Ramirez (Rassemblement Artistique Musical et Idiot en Région Est et Z'ailleurs), en résidence à la MJC des 3 Maisons de Nancy depuis 1999, présentera sa quatrième création « Vivons heureux en attendant le bus » au Théâtre Mon Désert en avril prochain. Comment s'est construit ce one-man show fantaisiste? Réponse de Bruno Michel, fondateur de la compagnie.

Comment vous est venu l'idée de ce one-man show?
Bruno Michel: J'avais plutôt envie d'écrire des formes courtes, des sketches. Les autres spectacles de la compagnie s'appuient sur une seule histoire qui se déroule sur une heure. Là, je voulais pouvoir jouer plusieurs personnages et faire un mélange entre cabaret musical et sketches plus classiques.

Étiez-vous seul pour l'écrire?
B.M.: Non, je travaille toujours avec des gens. J'ai toujours besoin d'un alter ego pendant la création, même quand je suis seul sur scène au final. Pour le nouveau spectacle, j'ai travaillé avec Rodrigue Rouyer à partir de bases de textes que j'avais écrit. On s'est retrouvé sur une période de création et on a essayé d'avoir un ensemble de sketches écrits à la fin. On a travaillé les textes en faisant un genre de ping-pong. Il a des jours où ça fonctionne plus où moins bien, ça dépend des moments. C'est la deuxième création sur laquelle on collabore, maintenant qu'on se connaît mieux, ça va plus vite, on trouve plus rapidement les choses.

Vous avez choisi un thème précis?
B.M.: Ce n'était pas forcément un choix au départ, mais effectivement la plupart des sketches traite de sujets d'actualité. On aborde la question des téléphones portables, de la loi anti-tabac, des SDF... Ça part à chaque fois dans quelque chose d'assez fou, on pousse la caricature à fond, jusqu'à l'absurde. Entre ces sketches, il y a également des intermèdes avec des personnages décalés, un peu sortis d'une bande dessinée, que j'ai repris de mon premier spectacle. J'utilise des instruments de musique pour enfants, ces accessoires me permettent de mettre en place les personnages. Il y a beaucoup de moments de folie dans ce spectacle, tout en restant chaleureux, festif.

Après l'écriture, comment cela s'est-il passé?
B.M.: Une fois que l'on avait trouvé une trame au spectacle, il a fallu apprendre les textes... C'est la phase la plus difficile pour moi. Ensuite, j'ai testé quelques sketches dans le cabaret où je joue sur Paris, pour voir comment le public réagissait. Et pour finir, avec Rodrigue Rouyer, on a retravaillé plus précisément la mise en scène et fait quelques ajustements au texte. Il y a toujours des petits changements à faire, le fait de les jouer permet de se rendre compte qu'une phrase sonne mieux qu'une autre, qu'une tournure est plus logique... Ces détails sont importants pour donner du rythme au spectacle.


"Vivons heureux en attendant les bus",
Compagnie RAMIREZ
06 03 29 57 26
ramirezetcie@yahoo.fr


[ publié en septembre 2007, chez Publiq']

Tiramisù servi au jardin

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Avec la 3ème édition de son festival « Il Jardino » où l’on pourra encore une fois apprécier une programmation conviviale à la croisée des arts, voilà 10 ans maintenant que la compagnie Tiramisù innove de ses projets. L’occasion pour Emmanuelle Tonnerieux, qui la dirige, de revenir sur son parcours pendant une période où les arts vivants, notamment en Lorraine, ont souvent été malmenés.

Quelles évolutions a subi la compagnie Tiramisù depuis sa création ?
Emmanuelle Tonnerieux : Avant tout, j’ai précisé les objectifs que j’avais. Nous avons vécu des moments forts, des projets très variés. Les gens ont eu du mal à définir Tiramisù parfois. Au fil des années certaines envies ont émergées. Une proximité avec le public par exemple. Les spectacles que je joue sont des spectacles qui peuvent se monter « hors les murs », c’est à dire en dehors des théâtres. Je pense que c’est à nous d’aller vers les gens, sur scène il y a un écran. Le public a envie d’une convivialité dans laquelle je me retrouve. Il y a aussi eu l’envie d’échanges, de rencontres.

Vous travaillez beaucoup sur le mélange des genres, qu’est-ce que cela vous apporte ?
E.T. : Cette mixité est venue par des rencontres. Je travaille toujours sur le même processus d’échanges, d’enrichissement mutuel, et je ne l’ai pas trouvé chez les gens de théâtre mais chez les plasticiens, les musiciens… J’ai l’idée d’être un faire-valoir de leurs œuvres, de pouvoir les mettre en avant. Mais ces pratiques sont aussi un moyen pour moi, de compléter ma formation de comédienne. Plus on connaît son corps, sa voix, plus on peut servir le texte et prendre du recul dessus.

Que pensez-vous de la place des arts vivants en Lorraine actuellement ?
E.T. : La situation est inquiétante. Je vois beaucoup de compagnies qui ont arrêté ou déménagé. Il y a un vrai souci au niveau des lieux autour Nancy, comme on a pu le voir avec le TGP. J’ai peur que l’on en arrive à une culture « vitrine », avec des moyens financiers importants, mais seulement pour deux ou trois grosses structures. Il faut des théâtres, mais le travail des petites compagnies est également nécessaire à la culture. Qui va jouer pour les enfants ou pour les quartiers ? Qui sera le public des structures si personne n’éduque les jeunes ? D’où mon envie de jouer près des gens.

Festival « Il Jardino » du 23 août au 1er septembre
http://www.tiramisu-cie.com
A Nancy, 45 rue Vayringe
03 83 32 06 28

[ non publié ]

Lire ou ne pas lire... en parler ou pas ?

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Pierre Bayard présente actuellement son dernier livre « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? ». Un sujet qui peut paraître ironique de prime abord, mais qui pourtant concerne tout le monde.

Professeur de littérature française à l’université Paris VIII, et de surcroît psychanalyste, Pierre Bayard est l’auteur de nombreux livres aux thèmes rocambolesques. Citons au hasard « Comment améliorer les œuvres ratées » (2000), dans lequel il envisage de s’inspirer de chefs d'œuvres de certains auteurs pour améliorer leurs productions les plus faibles ; ou encore « Peut-on appliquer la littérature à la psychanalyse ?» (2004), méthode qui ne marche pas mais dont il est très fier puisqu’elle « laisse aux œuvres leur inventivité propre ». Dans son dernier ouvrage, il défend des techniques de lecture en marge de la lecture linéaire, enseignée d’ordinaire, malgré sa fonction d’universitaire.
Pour de nombreuses personnes, lire un livre, c’est le prendre à partir de son premier mot et ne plus le lâcher jusqu’à sa fin. Ceux qui n’appliqueraient pas cette bonne vieille méthode s’en trouveraient immédiatement classés dans les « non lecteurs ». Pas pour Pierre Bayard. Selon lui, des espaces intermédiaires existent, et même mieux, ont une valeur non négligeable pour notre culture littéraire. Il y a tout d’abord le « livre inconnu », celui qu’effectivement on ne connaît pas mais sur lequel on pourrait échanger des vues lors d’une conversation, grâce à notre culture personnelle. Il y a aussi, le « livre parcouru », lu en diagonal, commencé par la fin ou feuilleté distraitement, qui nous a nourri malgré le peu de temps que l’on lui a consacré. Le « livre dont on a entendu parler », même si on ne l’a jamais tenu en mains, nous permet également une réflexion à son égard. Et pour finir, le « livre oublié », qui nous reviendra en mémoire plus tard ou que l’on redécouvrira avec un regard neuf à l’occasion. Et pour illustrer son travail, il a ajouté à ces catégories un système de cotation, selon l’avis positif ou pas qu’il avait sur ces livres « non lus ».

Non lecteurs, ne soyez plus coupables !

Si l’on veut bien comprendre sa démarche, il faut, dit-il « analyser très précisément le contexte dans lequel on est amené à parler d’un livre que l’on n’a pas lu ainsi que le jeu de force qui soutend la conversation à ce moment ». La créativité dont font preuve certaines personnes lorsqu’elles sont contraintes à s’exprimer sur ces textes est loin d’être inutile car elle reflète notre « livre intérieur », c'est-à-dire, l’image collective ou individuelle que chacun se fait sur une œuvre.
Pour autant, ce livre n’est en aucun cas une incitation à l’abstinence littéraire. C’est un message de déculpabilisation que Pierre Bayard lance à l’attention des lecteurs et des non lecteurs. A ceux qui sacralisent les livres, enseignants mais pas seulement, au point d’en dégoûter les autres. A ceux qui donnent une « image compacte » de la culture, comme s’il était possible d’avoir tout lu, sans tenir compte des effets néfastes que cela pouvait produire. Mais alors, concrètement comment s’y prendre ? Comment faire illusion lorsqu’on ne les a pas lus, ces fameux livres ? Pour ce qui est des conseils pratiques, Pierre Bayard se montre on ne peut plus clair : il ne dira rien, il faudra acheter le livre. Il a d’ailleurs précisé que c’était sans doute à ces conseils qu’il devait le succès commercial de sa publication. De quoi nous mettre en appétit…

« Comment parler des livres que l’on a pas lus ? », Pierre Bayard, ed. Minuit, 2007.

[ non publié ]

Bernard Marie Koltès : fulgurance d’une vie [ prév

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Né à Metz le 9 avril 1948 dans une famille bourgeoise, Bernard Marie Koltès est aujourd’hui le dramaturge français le plus joué dans le monde. Retour sur une vie nourrie de voyages et d’expériences parfois extrêmes, mais quoiqu’il advienne ponctuée de pièces de théâtre dont les textes ont été traduits dans une trentaine de langues.

Bernard Marie Koltès reçoit un enseignement jésuite au collège Saint Clément qui fera naître en lui le goût de la littérature et de la controverse intellectuelle. Rapidement, il ressent l’appel des voyages et veut découvrir le monde. « A dix-huit ans j’ai explosé. Ca a été très vite, Strasbourg, très vite Paris, et très vite New York, en 68. Et là, tout d’un coup, la vie m’a sauté à la gueule ».
Passionné de musique, de cinéma et de lecture, il ne découvre pourtant le théâtre qu’à l’âge de 20 ans à son retour sur Strasbourg. C’est lors d’une représentation de Médée, dans une mise en scène de Jorge Lavelli interprétée par Maria Casarès, qu’il va trouver sa voix. « Un coup de foudre! S’il n’y avait pas eu ça, je n’aurais jamais fait de théâtre. » Après quelques semaines dans une école de journalisme et à l'école du Centre Dramatique de l'Est à Strasbourg, il fonde la compagnie Le Théâtre du Quai pour laquelle il écrit Les Amertumes (1970), La Marche, Le Procès ivre (1971) et Récits morts (1973) qu'il met en scène lui-même.
Il continue donc à écrire : pour la radio, le théâtre. Il fait des mises en scène, désire écrire des romans, confirme sa décision de ne pas travailler mais de vivre de sa plume. « Très tôt je me suis dit : il y a des choses que je ne ferai jamais, je ferai exclusivement ce que j’ai envie de faire ».
Au milieu des années 70, il part en Russie. A son retour, il entre dans une année noire : drogue, désintoxication, dépression… Il décide de s’installer à Paris.

Et l’oeuvre commence…

En 1977, il s’illustre avec La nuit juste avant les forêts et Sallinger (inspirée des nouvelles de l’auteur américain). C’est un moment charnière dans l’écriture de Bernard Marie Koltès qui renie ses textes précédents.
Toujours porté sur les voyages, il part cette fois-ci pour l’Amérique Latine puis en Afrique, au Nigeria. Ce continent le marque énormément et nourrit son écriture théâtrale. « Je savais bien que tant de beauté réunie me ferait perdre pied, et si je la consomme à dose infinitésimale en France, ici, elle s’offre à mon regard, et à mon regard seulement, dans une telle proportion, je sens la fermeté de mon jugement être ébranlée, je sens sourdre en moi des éléments obscurs et douteux. »
Au début des années 1980, son rêve d’être mis en scène par Patrice Chéreau se réalise avec Combat de nègre et de chiens au théâtre de Nanterre-Amandiers. C’est le début de leur aventure : Patrice Chéreau monte ses pièces au fur et à mesure de leur écriture. Lorsque les premiers signes de la maladie du sida se déclarent, Bernard Marie Koltès décide de créer jusqu’à la mort et entre dans une période très productive : Quai Ouest (1983), Dans la solitude des champs de coton et Tabataba (1985), Le conte d’hiver, traduction de la pièce de Shakespeare, Le Retour au désert et Roberto Zucco (1988).
L'écrivain, décède prématurément à quarante ans, le 15 avril 1989, à Paris.

« Bernard Marie Koltès » d’Anne Ubersfeld, Actes Sud Papiers 2001

[ prévu à la publication ]

Bille de clown

Posté le 15.03.2008 par maggiblog
Prenez un t-shirt de meilleur grimpeur du tour de France et un pantalon à bretelles,
ajoutez-y un sourire d'enfant pas sage, disposez entre autres quelques balles de jonglage autour et vous obtiendrez... un Champion. Mais ne vous y trompez pas, ce Champion là est celui dont le coeur bat au bout du nez rouge de Francis Albiero.

Tout le monde sait ce qu'est un clown et pourtant, bien peu sauraient expliquer en quoi
consiste son travail. Est-il uniquement là pour nous divertir ou a-t-il également des choses à nous dire?
C'est en 1986, alors qu’il travaille déjà en tant que comédien, que Francis Albiero découvre le travail clownesque. « Cela a été une fulgurance : du jour au lendemain j’ai su ce que je
voulais faire ». Il décide donc de suivre une formation au Centre National des Arts du Cirque de Châlons dont il est diplômé en 1993. En sortant, il est un peu perdu : « j’avais eu plein de professeurs de clown différents, et je ne savais plus comment me situer. » Pendant dix ans, il laisse de côté la dénomination de clown pour travailler sur un spectacle burlesque. Il apprend son métier avec le public, sans nez rouge. « Je n’avais pas de personnage vraiment défini. Il y avait un début de clown, mais il existait plus par ce qu’il faisait que par ce qu’il était. »
« Ce spectacle était très écrit et le but était de le rendre vivant à chaque fois. Pour moi,
c’était important de passer par ce stade. Ensuite, j’ai fait un travail d’improvisation pure qui avait également une place importante dans ma démarche. Mais je pense que l’idéal se situe entre les deux. Les parties écrites forment la structure du jeu, et l’improvisation c’est le liant. »

"Vieil artiste, jeune clown"

Au fil des expériences Champion s’est dessiné, devenant de plus en plus solide. La matière première de Champion, c’est Francis. Sa vision, qui n’est pas « une vérité universelle », c’est que lorsque l’on travaille le clown, on part sur ses propres obsessions, ses propres angoisses.
« Le principe du clown vient de là, directement. Un clown ne peut pas être un personnage
extérieur à soi-même. Simplement, on enlève tout ce qui est rapport social et intellectuel. Et à partir de là, tout ce qui reste, ça devient le clown. C’est vraiment une énergie qui vient du ventre.»
Francis Albiero aime aussi construire un certain rapport avec le public. Ce n’est pas un clown « pour enfants », c’est un clown pour tout le monde. Pour lui, il doit toujours être en empathie avec les spectateurs, s’adapter. C’est là que l’improvisation trouve sa place.
La rencontre et l’échange étant toujours au cœur de ses envies, Francis Albiero et sa
Compagnie Flex ont de nombreux projets pour continuer à défendre la culture de proximité et la recherche sur le cirque d'aujourd'hui.

www.francisalbiero.com – compagnieflex@voila.fr
À la MJC Lillebonne avec son « Labo de clown », en avril 2007.
À Homécourt, au Centre Culturel Pablo Picasso, le 17 mars (avec Yvan Gruselle,
extraits de leur prochaine création « Champion va répéter son cantique chez Helmut »).

[ non publié ]
1 2 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus